Medical Infos ; • année d'arrivée : 2012 • motifs : suite à une fugue • année d'injection : 2013, soit 11 mois après son arrivée
• description don / maladie : Mutisme ; Su Jin n'a plus de voix, elle est devenue muette suite à l'expérience manquée des scientifiques. C'est bien simple, plus aucun son ne sort de sa bouche. • état de maîtrise / stade : Il n'y a pas de stade.
• Informations notables : les gens trouve qu'elle a l'air bipolaire, mais ce n'est pas diagnostiqué | Biography ; «Mon autobiographie, ce n'est pas la plus rose...»
「 HISTOIRE 」 Je suis née le 27 juin 2002, ici, à Busan. Je n'ai jamais connu mes parents. Quelques jours après ma naissance, je me suis retrouvée dans une famille d’accueil. Il y avait tout plein d'autres enfants. Il y avait une petite part qui était les favoris des parents d’accueil. Moi, j'étais très loin derrière eux. J'étais la petite fille qu'on aimait moins. On me trouvait différente, les autres enfants riaient de mon visage, qu'ils disent être joufflu. Même les parents d’accueil étaient de leurs avis. J'étais celle qui était le moins nourrie. J'étais celle qui dormait sur le vieux lit, bon aux vidanges. On ne m'aimait pas, j'étais le mouton noir, semble-t-il. J'étais toujours triste, toujours toute seule. J'avais peut-être une ou deux amies à la petite école où j'allais, avec tous mes autres frères et soeurs qui ne l'étaient pas, en vérité. Jamais on n'avait fêté mon anniversaire, contrairement aux autres enfants. Je faisais semblant d'être heureuse, pour faire plaisir à ma famille d'accueil, alors qu'au plus profond de moi, je sentais que ce n'était pas ma place. Alors, devinez quoi, j'ai décidé de fugué. J'étais une petite fille intelligente, quand même, j'avais prévu le coup. J'avais écris une petite lettre et l'avais posé sur mon lit. Et devinez quoi, encore. Personne n'a cherché à me retrouvé. C'était le jour de mon anniversaire. J'étais maintenant une grande fille, dans les deux chiffres. J'avais 10 ans, et j'ai fugué. Je me suis retrouvée à la rue pendant 3 petits jours. Je me cachais, je mangeais ce que j'avais trouvé avant de quitter la maison. J'avais tout ce dont j'avais de besoin pour survivre une couple de jour. Ce que je voulais, c'était savoir si je valais quelque chose aux yeux de ma famille d'accueil. Et bien non. Mais dans la matinée de mon quatrième jour, quelqu'un m'a trouvé et m'a amené à l'orphelinat. J'étais maintenant considérée comme une orpheline. Et ça, ça me plaisait. De savoir que quelqu'un allait arrivé ici pour m'adopter, parce que je valais la peine de vivre pour de vrai. Au final, l'orphelinat n'était pas comme les orphelinat que j'avais pu voir dans les films, où les gens venaient pour adopter. Je suis restée là, dans cet établissement, avec d'autres. D'autres orphelins avec qui j'avais des liens. J'avais des amis là, je mangeais, et je dormais mieux qu'avant. C'était tout ce que je cherchais, du confort. Et un jour, un mois pile avant mon onzième anniversaire, on m'a amené à quelque part avec 9 autres enfants. Je ne savais pas ce que c'était, cette pièce toute pâle. Je posais des questions, avec ma petite voix innocente et naïve. Plus j'avançais, plus j'avais envie de me débattre et partir. J'ai essayé, mais les grandes mains puissantes de l'homme qui me tenait aurait pu me casser en deux, tellement j'étais petite et maigre. Puis après, flou total. J'ai d'abord cru que j'allais mourir. Je ne peux décrire comment c'était. Tout ce que je sais, c'est que les gens qui étaient là, autour de moi, avaient l'air déçus, voire fâchés, quand j'avais ouvert la bouche, prête à demander ce qu'il y avait. Il n'y avait rien pour expliquer le fait que je ne pouvais plus parler, que je ne pouvais plus crier, que je ne pouvais plus rire, ni pleurer avec du son. J'étais prise là, avec la fonction «mute» de la télécommande. C'était le 27 mai 2013. Le jour de la fin de mon monde. J'étais si perdue, que j'ai vécu une chose rare pour une fillette de bientôt 11 ans. La dépression. Si j'avais encore le droit à la parole, je n'aurai pas dit un mot, tellement j'étais isolée, triste. Je peux dire que j'ai été un cas difficile pour le personnel de l'orphelinat. Après deux ans et demi, j'ai réussis à revivre, à me sortir de cette dépression, à vivre avec mon handicap. J'ai appris le langage des signes. J'ai appris à écrire à une vitesse folle sur mes cahiers pour m'exprimer. J'ai appris à sourire de nouveau. Ça fait maintenant 7 ans que je vis sans voix. J'ai très vite appris le langage des signes. Maintenant, j'arrive à vivre avec mon handicap. 「 TEMPERAMENT 」 Je suis une fille très gentille de nature. Je n'ai jamais voulu de mal à personne, et quand j'avais des problèmes avec d'autres enfants qui se moquaient de moi, je les ignorais. Je ne me suis jamais vraiment imposer à ce genre de chose. Je me tenais loin des conflits, car j'en avais très peur. Aujourd'hui, j'ai toujours peur quand j'entends les gens hausser la voix et devenir méchant. Je suis quelqu'un de très sensible. Je me suis toujours très bien exprimé, verbalement comme non-verbalement. Donc, je suis plutôt directe, mais ça se voit plus sur mon visage. Depuis que j'ai appris à revivre, j'ai retrouvé mon sourire. Je suis souriante, pleine de vie, même si je ne peux pas le dire à quel point il m'arrive d'être heureuse. Sinon, je suis maladroite, j'échappe toujours tout ce que j'ai dans les mains. Au nombre de verres que j'ai cassé, au nombre de café que j'ai renversé. Il m'arrive d'être colérique de temps en temps. Souvent, c'est quand ma journée était désastreuse. Un de mes défauts est que je vis peut-être trop mes émotions. En même temps, c'est normal, mais quelques fois intense. Je suis une de ces jalouses, et ça fait tellement mal de ne pas laisser partir cette émotion. On dit toujours « Parler, ça fait du bien. » Mais je n'ai pas cette faculté là, alors tout reste en moi. Un jour, je dois exploser, obligée. Ça fait fuir les gens quand ça arrive, mais je n'y peux rien. Enfin bref, moi qui ne veut pas faire de mal au gens, quelques fois, j'en blesse sans faire exprès. Mis à part mes petites crises, je suis plutôt calme. |